Une maladie génétique cardiaque qui transforme progressivement les cellules musculaires du coeur en graisse a été à l'origine de la mort sur le terrain, le 14 avril dernier, du footballeur italien Piermario Morosini, qui évoluait à Livourne (Série B), selon les conclusions du rapport final d'autopsie.
Morosini, qui était âgé de 25 ans, avait une "cardiomyopathie arithmogénique", révèle ce rapport de 250 pages dont se fait l'écho mardi la presse italienne.
Cette maladie est "très difficile à détecter", a souligné l'expert médical choisi par la famille du défunt, le professeur Cristiana Basso, qui fait en outre observer que le défunt n'en présentait aucun signe.
"Je ne pense pas que la responsabilité de sa mort revienne à ceux qui l'ont suivi pendant des années", a estimé l'expert.
Le docteur Basso a toutefois relevé que "l'utilisation du défibrillateur aurait pu donner quelques chances en plus de le sauver".
Morosini, joueur de Livourne, avait eu un malaise fatal lors d'un match de son équipe face à Pescara. Il s'était effondré à la 31ème minute de jeu alors qu'il n'était entouré d'aucun adversaire ou coéquipier.
Sa mort avait choqué l'Italie et entraîné la suspension, en signe de deuil, de tous les championnats de football ce week-end là .
Près d'un mois auparavant, le volleyeur italien Vigor Bovolenta, qui devait fêter ses 38 ans au mois de mai, avait succombé en plein match à une crise cardiaque.
Des cas similaires avaient été enregistrés par le passé comme ceux de l'Espagnol Antonio Puerta (FC Séville, 2007), du Hongrois Mikos Feher (Benfica Lisbonne, en 2004) ou du Camerounais Marc-Vivien Foé (2003).
En Italie, l'attaquant Giuliano Taccola était mort d'un infarctus dans les vestiaires de Cagliari en 1969. En 1977, le buteur de Pérouse Renato Curi avait succombé Ã une crise cardiaque lors d'un match contre la Juventus Turin.
Au moins vingt joueurs professionnels sont morts sur le terrain ces vingt dernières années, et les contrô les médicaux, notamment dans le domaine cardiaque, se sont intensifiés dans les clubs, mais sont encore considérés comme insuffisants par certains observateurs.